Malemort-du-Comtat

Toponymie

 

A/ LA NATURE


b/ LA NATURE DU SOL. Carte n° 2
BELUGUE C'est de toute évidence le provençal BELUGO (étincelle), les nombreux éclats de silex présents en ce lieu lui valent peut être ce nom, (voir aussi PEIRO FIOT). Mais il pourrait également s'agir d'un surnom, le personnage ayant ainsi laissé son nom au quartier.
BERIGOLIER Forme ancienne et provençale de BERIGOULIE " ou par contraction "BRIGOULIE ", cette dernière étant la plus usitée.Le lieu dit correspond à un site encaissé qui canalise les eaux descendant des collines d'ENGAROUINE et de RIGOY et alimentant la source du TOUVE. Faut il voir dans ce mot une allusion à BERIGOULERO, lieu où poussent les champignons du panicaut ? Mais comme le terrain est humide et collant, mieux vaudrait voir dans ce mot la racine Celtique " BRAG" (la boue) cf. provençal " BRAGOUS , ** BREGOUS (sale, boueux.).
ENGAROUINES (Les) Du préfixe EN (dans) et du radical préindo européen " GAR " ou KAR ' qui signifie pierre. L'ensemble désigne un sol caillouteux et peu cultivé du type garrigue, propre à ce lieu dit (à rapprocher de GARRIGUE, qui désigne une terre inculte où ne croissent que des arbustes sauvages, en particulier le chêne à kermès aarric. garrus ou agarrus en provençal).
Quant au suffixe OUINE, il se retrouve dans les lieux dits EMBOUINE, PECOUIN, mais sa valeur reste obscure.'
MOLLIERES (Les)
Nom de lieu dit, mais aussi de ferme connue parmi les plus anciennes de la commune. Le nom de cette ferme fi figurait dans une charte du IX' siècle par laquelle les Comtes de Toulouse la cédaient aux évêques de Carpentras, avec diverses manses (terme féodal désignant une étendue de terre pouvant nourrir une famille) dépendant de la villa UNANG (du Livre Rouge des Comtes de Toulouse).
Dénommée également dans une charte de 1215, Villa ULMIDO, lieu planté d'ormeaux d'après Pierre PAYOT. Ce mot fait plutôt penser à H(UMIDO) = humide. Y aurait il eu une mauvaise orthographe du mot, transforrnant H(umido) en Ulmido ?
Or cette idée d'humidité se retrouve dans le substantif féminin provençal " MOULIERO " dérivé du latin " MOLLIS" (mou) et désignant un terrain humide où l'on voit sourdre de Peau. C'est le cas des terrains qui nous occupent.
MOULIERO peut aussi désigner un endroit où l'on taillait les meules de pierre, mais cette définition ne paraît pas s'appliquer ni correspondre à ce lieu dit.

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