Malemort-du-ComtatMalemort et les villages voisins connaissent un afflux de saisonniers, essentiellement espagnols, dès qu’arrive le moment de la cueillette des cerises. Un prochain numéro de notre bulletin municipal se propose de leur accorder une large place, mais on doit évoquer leur présence à l’occasion de ce dossier, car ils assurent une part non négligeable du travail. Quand la culture de la cerise a pris de l’ampleur, la main d’œuvre locale n’a plus suffi à assurer le travail de cueillette. Des espagnols qui étaient venus à la suite de la guerre civile se réfugier en France ont trouvé ce travail saisonnier attrayant et ont pris l’habitude de revenir à chaque saison. Ce qui fait que ce sont des familles entières, qui, de génération en génération rejoignent Malemort en mai pour les cerises, et reviennent quelquefois pour les raisins. Au début, ils venaient de toutes les régions d’Espagne, depuis quelque temps, ils viennent surtout de la région de Grenade et de celle d’Alicante.
Au Japon, combien de gravures japonaises présentent
des bouquets légers de fleurs disposés par une nature artiste
sur une branche noueuse… C’est l’arbre printanier, l’arbre
du Mai, symbole de pureté et de béatitude intemporelle qui donne
lieu à des festivités en plein air et, pour l’occasion,
on apporte des moshis, des gâteaux de riz enveloppés dans…des
feuilles de cerisier. La garde des sabres des Samouraï était ornée
de cerise, symbolisant la guerre et le destin. Par contre, elle signifie aussi
le bonheur et le jour du mariage, les époux boivent une infusion de fleurs
de cerisier.
En France, la cerise a une longue histoire d’amour depuis le temps des
Gaulois. Dans certaines provinces, on accrochait une branche de cerisiers au-dessus
de la porte des filles peu farouches. La cerise, toute rouge de plaisir ou rouge
de honte, a souvent trôné dans le vocabulaire de la galanterie.
Ainsi, au Québec, les jeunes filles emploient l’expression «
perdre sa cerise », lorsqu’elles parlent de leur virginité
!
Nicole Briend