Malemort-du-ComtatEn France, le Vaucluse assure la moitié de la production
nationale, et ce sont les villages de Saint-Didier, Venasque et Malemort du
Comtat qui assurent la production des cerises de bouche. La région d’Apt
et du Calavon ont développé la culture de la cerise à transformer,
notamment pour les conserveries.
Mais il y a de la cerise dans le monde entier, dans les régions tempérées
situées entre le 35° de latitude nord et le 55° de latitude sud,
c’est-à-dire en Australie, à l’est des Etats-Unis
, en Amérique du Sud, au Japon, en Chine et dans une bonne partie de
l’Europe : la concurrence est rude !
A Malemort, on produit de la cerise douce bigarreau qui se décline en nombreuses variétés certifiées, ainsi qu’en atteste ce calendrier de production :
Le savoir-cultiver, transmis au travers de plusieurs générations,
a permis d’intégrer naturellement des techniques de production
modernes. Avec l’application de programmes de traitements issus des cahiers
des charges de la production raisonnée (référence : Charte
Pollen) et la gestion rigoureuse de toutes les opérations culturales,
les fruits issus des vergers de notre commune sont exempts de résidus,
d’une qualité gustative optimale et produits dans le respect de
l’environnement. Certains producteurs, sur notre commune, produisent selon
les normes de l’agriculture biologique.
Il faut savoir que ce n’est qu’au bout de six ans que le plant de
cerisier va commencer à produire quelques fruits,
ce qui représente un investissement non négligeable.
Par ailleurs, malgré le savoir-faire, la réussite de la culture
de la cerise reste dépendante des facteurs climatiques : une gelée
de printemps ou des pluies sur les fruits mûrs compromettent la récolte.
Comme on l’a vu, la concurrence est rude pour la commercialisation
des productions. En début de saison, c’est l’Espagne qui
est notre plus sévère concurrent ; en fin de saison, ce sont les
cerises turques qui envahissent le marché et rendent difficile la vente
des productions malemortaises.
La majorité des producteurs adhèrent à une Organisation
de Producteurs, à laquelle ils livrent leur récolte, triée,
calibrée et conditionnée. C’est ce qui explique la présence
des tables de triage, sous les arbres pendant la cueillette. Quelques producteurs
préfèrent se rendre directement sur le marché de gré
à gré. Jusque dans les années 80, il existait un tel marché
à Malemort ; celui de Saint-Didier a disparu il y a deux ans. Les producteurs
qui privilégient ce système de commercialisation se rendent désormais
au marché de Chateaurenard.